Une communication à l’image de son mode de vie

Ces dernières semaines, de nombreux sujets tournaient en boucle dans ma tête, s’invitant chacun à être le prochain billet d’humeur de mon blog. Il a suffi d’une journée à Paris, de la rencontre avec un client, pour, dans le train, laisser ce thème s’imposer alors même que j’étais plongée dans ma lecture de la presse du jour. Et je remarque que c’est de plus en plus ainsi que les choses viennent à moi : en s’imposant par l’évidence. Comme celle du lien que je vois entre mode de vie et communication.

Plus je prends soin de moi, mieux je communique

C’est un postulat. La communication est partout là où il y a de la vie. Entre les êtres. Envers son public, sa communauté, ses cibles. Et vous, avez-vous pris du recul par rapport à la vôtre, en la comparant avec votre style de vie ? Avez-vous du plaisir à communiquer ? Avez-vous des freins ? Est-ce un jeu d’enfant pour vous ? Ou une contrainte ? Et s’il y avait un lien entre elle et votre façon de vous mouvoir (ou non), de vous alimenter, de prendre soin de vous ? Sur moi-même, j’observe à quel point plus je fais du sport par exemple, plus je fais attention à ce que je donne comme carburant à mon corps, plus je purifie ma communication. Par exemple, depuis quelques mois, je cours trois fois par semaine minimum. En fait, j’ai toujours éprouvé ce besoin d’évacuer un trop plein d’énergie mais longtemps je me suis trouvée toutes les excuses possibles pour ne pas m’y mettre (vraiment). Jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus laisser filer le temps en mettant le mouvement au centre de ma vie. Si bien que naturellement, dans une suite logique, je me suis passionnée pour la nutrition et dernièrement j’ai supprimé le sucre blanc (entre autres). Par ricochet, des migraines tenaces et récurrentes se sont espacées. Mais je ne me suis pas arrêtée là. J’ai ensuite éprouvé le besoin d’assainir ma boîte mail. Je me suis désabonnée de nombreuses newsletters pour ne garder que trois d’entre elles dans lesquelles je suis sûre de ne pas perdre mon temps et de puiser des ressources qui m’enrichissent. Pour le reste, pas le temps de me disperser, la concentration dont j’ai besoin pour écrire et créer des stratégies de communication doit être entière. Ces derniers mois, pour aller plus loin, constatant les bénéfices de la qualité plutôt que la quantité, de l’être plutôt que de l’avoir, je n’ai plus accepté les invitations sur Facebook de ceux et celles avec lesquelles je ne suis pas en lien de près ou de loin. Mais plus fort encore : j’ai arrêté de culpabiliser de ne pas écrire plus sur mon blog, de ne pas publier plus de posts sur les réseaux sociaux pour répondre à l’injonction de la société qui veut qu’on existe virtuellement uniquement en publiant tous les jours quelque chose (quitte à mettre n’importe quoi et à polluer le mur des autres). Terminé la vacuité. C’est alors qu’un phénomène étrange est apparu. Dès que je publiais quelque chose qui me semblait avoir du sens, la réaction en face était beaucoup plus présente et plus forte avec des interactions incomparables à avant.

Et si nous étions plus nombreux à affiner les mots que nous choisissons, à réfléchir à ce qu’ils révèlent, à leur impact, dans la vie réelle et virtuelle ? Ne pensez-vous pas que l’espace créé n’en serait que meilleur pour être utilisé par des messages plus incarnés ? Pour ralentir ce flot incessant qui remplit nos cerveaux gavés ? Et si vous tentiez ce genre de cure salvatrice pendant une semaine ?

Du mieux partout

Quand je repense à cette journée à Paris comme je les aime, où j’enchaîne rendez-vous sur rendez-vous, notamment avec mon éditeur (plus d’info bientôt à propos de mon prochain livre où il est question de sport – tiens comme par hasard ;-), je rencontre pendant deux heures un spécialiste en nutrition pour remettre à plat sa communication. C’est quoi le fil conducteur ? Tout simplement le lifestyle, le bien-être, la nourriture du corps et de l’esprit et la manière dont je m’approprie les messages pour mieux les transmettre ensuite. Des années d’expérimentation. Des mois pour le comprendre. Des semaines pour le vivre. Une heure pour l’écrire !

Car croire qu’en mangeant mieux et en pratiquant un sport on peut déployer les bons outils de communication, au bon moment, aux bonnes personnes, mène tout droit à une nouvelle façon de vivre sa vie professionnelle, son personal branding. Simple et subtil à la fois, c’est-à-dire nettoyé de toutes les couches lourdes et inutiles accumulées au gré des croyances limitantes, des protections de l’ego, des peurs, des doutes. C’est donc ici une invitation à vous autoriser à ne pas publier tous les jours des informations sur votre fil twitter (sauf si vous en avez envie). Croyez-moi, il s’en remettra, et l’univers aussi. Votre ego ne sera pas ravi au début ; mais ensuite, il vous remerciera. Sentez-vous libre de créer à votre façon votre propre modèle de communication, unique, libéré des codes et donc plus vrai, plus impactant car à plus forte valeur ajoutée. Pour viser une communication allégée mais plus tonique, purifiée comme une eau cristalline lavée de toutes ses impuretés. C’est bon pour vous, c’est bon pour votre activité et last but not least, c’est bon pour l’environnement !