Entretien avec Djohr, illustratrice de mon roman Le scarabée bleu (editions Eyrolles)

Attirer le regard du lecteur, lui faire prendre un livre entre les mains et lui donner envie de découvrir le résumé de l’histoire au dos, c’est tout l’enjeu d’une belle couverture de roman. Pour mon premier roman, j’ai eu la chance de bénéficier du travail à la fois moderne, esthétique et original de l’illustratrice Djohr

1 – Djohr, c’est votre nom d’artiste? que signifie-t-il?
C’est juste vrai prénom, ça ne court pas les rues, du coup je l’utilise indépendamment de mon nom.

2 – Pouvez-vous nous retracer brièvement votre parcours et ce qui vous a amenée à l’illustration?
J’ai toujours aimé dessiner et adoré tout ce qui s’en approchait dans le domaine créatif. Après des études d’arts appliqués au lycée, je me suis dirigée vers le design objet, pour finalement passer par la case graphisme et illustration à l’école des Gobelins. Les voyages, le graffiti, la gravures, les amis, les livres ont alimenté tout ça avec le temps.
3 – Quel est votre univers de prédilection? Où trouve-t-on vos principales illustrations? Sur les livres, les disques, ou autres?
 Avec une formation de graphiste, j’ai tendance à adapter un style d’illustration au sujet ou au domaine d’application. La double casquette d’illustratrice et de graphiste permet de toucher à différents domaines. Par exemple, en ce moment je travaille sur des collages illustrant une compilation de textes littéraires sur les orchidées chez Flammarion, ou sur des posters autours du thème de l’antiquité aux éditions des Belles Lettres, mais aussi sur du documentaire ou du packaging. L’important est que le projet soit inspirant.
4 – Pour la couverture du Scarabée bleu, pouvez-vous nous raconter la rencontre avec la maison d’édition Eyrolles ? Elle a pensé tout de suite à vous pour ce roman?
J’avais eu l’occasion de travailler avec les éditions Eyrolles sur d’autres couvertures précédemment, et l’actuel directeur artistique Nicolas Wiel connaissait mon travail. Quand il m’a parlé de l’univers d’Anicha et du scarabée, j’ai tout de suite trouvé le projet inspirant.
5 – Une fois le projet validé, comment avez-vous procédé? Quelles sont les étapes par lesquelles vous êtes passée? En combien de temps l’avez-vous créée?
L’éditrice a présenté l’histoire pour commencer, et Nicolas avait déjà en tête l’idée d’un motif et d’une fabrication avec un joli fer à dorer, je lui ai proposé un motif comme trame de base de construction de l’illustration et de mise en page. On a validé cette idée avec des étapes intermédiaires, et petit à petit, l’illustration a pris forme. Il faut plusieurs jours pour que le projet soit entièrement finalisé.
5 – Quelles ont été vos sources d’inspiration, vos influences ?
 Sur ce projet, je me suis servie des moucharabiehs et des motifs géométriques arabes. C’est une belle faïence marocaine qui a été utilisée comme trame de construction.
6 – Quelle a été la spécificité de cette couverture?
 C’était justement de se servir de ce motif-trame de base pour construire le visuel du scarabée et d’y loger le titre.
7 – Un futur projet dont vous pouvez déjà nous parler pour qu’on puisse suivre votre actualité d’illustratrice?
  Je travaille sur une série d’accessoires pour 2019 qu’on pourra voir sur mon Instagram prochainement!
Merci Djohr. Rendez-vous sur son compte Instagram pour découvrir ses magnifiques créations.