Comment maîtriser le temps et le doute pour écrire

Comment maîtriser le temps et le doute pour écrire

Ce sont sûrement les deux freins principaux dans le processus d’écriture. Aujourd’hui, nous courons tous après le temps. Pourtant, il existe des tonnes de livres sur à peu près tous les sujets écrits par des gens eux aussi pressés. Il n’y a pas de recette toute faite pour y parvenir, encore moins pour atteindre le succès et être dans le top des best-sellers. Quand on veut écrire, il est important de s’interroger sur ses réelles motivations avant de s’embarquer dans l’aventure. Mais le risque, à force de se poser des questions ou de chercher des méthodes, est de se perdre et de mettre en marche la machine à doutes. Redoutable. Heureusement, il existe quelque chose de plus puissant que tout…

Le saviez-vous ? Un français sur trois rêve d’écrire un livre. 

Pourquoi cette envie si forte dans notre pays ? Sûrement parce que nous avons une idée romantique de l’écrivain, bien éloignée de la réalité. J’ai même eu l’occasion d’avoir un client qui chérissait le rêve d’écrire un livre depuis des années. Il avait son sujet. Son voeu allait se concrétiser puisque je lui avais trouvé un éditeur connu et reconnu. Le contrat était prêt. Il avait cinq mois pour écrire avec mon aide. Devant cette réalité, il a paniqué et a laissé tomber. Son livre ne sortira sûrement jamais. Il avait juste un rêve qui ne demandait qu’à rester à l’état de rêve.

Aujourd’hui, les rayons mettent en avant les livres sur une période de plus en plus réduite pour laisser la place aux nouveautés, les librairies disparaissent, les Fnac vendent des fers à repasser … Mais les littéraires persistent. Et j’en fais partie, coûte que coûte. Parce que les chiffres, même s’ils sont, pour certains, anxiogènes, ne doivent pas avoir de prise sur ceux qui ont un message à délivrer au monde, sous quelque forme que ce soit (biographie, fiction, essai, guide pratique etc). Seulement, pour écrire, encore faut-il savoir les raisons de cette envie ? Partager son histoire pour enrichir et aider les autres ? Augmenter sa notoriété à travers une expertise ? Pour ensuite pouvoir donner des conférences ? … Il y a un temps pour tout : pour se poser les bonnes questions avant de se fixer un objectif, pour se demander quel serait le profil idéal de ses lecteurs (ce qui détermine le style d’écriture par la suite), pour fixer un planning réaliste.

Parmi toutes les méthodes qui existent, l’intuition reste la plus puissante

Trouver le temps reste une préoccupation majeure. Certains tentent le miracle morning et ont de grosses poches sous les yeux au bout d’une semaine (c’est du vécu), d’autres se bloquent des journées entières ou demi-journées le week-end, sinon en semaine quand c’est possible. J’en connais qui écrivent la nuit parce que cinq heures de sommeil leur suffisent mais nous ne sommes pas tous, loin de là, câblés pour ce mode de fonctionnement. Quand j’ai ressenti le besoin d’écrire, aucune de ces options n’était envisageable pour moi (trop de travail, contraintes familiales, besoin de dormir sept voire huit heures par nuit). J’ai alors laissé de côté mon mental pour écouter le seul endroit dans mon corps qui pouvait me guider et lever des doutes : mon ventre, qui mène directement à l’intuition (ou le cœur pour d’autres, peu importe où on situe le centre de cette énergie bien particulière).  Au début, j’ai écrit vingt minutes par jour. Et cela suffisait pour avancer. J’avais trouvé la preuve que je pouvais compter sur cette force intérieure, bien plus puissante que tout ce que j’avais lu jusque-là. Il fallait juste ensuite (et je reconnais que ce n’est pas le plus simple) actionner la discipline quotidienne et la persévérance pour parvenir à mes fins. Nous pouvons tous trouver vingt minutes dans notre quotidien, si on élimine le temps inutile passé devant les écrans par exemple. Nous pouvons tous sortir du mental pour revenir à cette essence. Car le plus souvent, les réponses émanent du corps avant tout. C’est la raison pour laquelle j’attache beaucoup d’importance au mouvement. J’entends par là qu’il n’est pas toujours efficace de rester derrière devant son ordinateur. Il est souvent plus judicieux de se lever, de se bouger, d’aller faire une activité physique, pour trouver les réponses qui tardaient à venir. Pour sortir du mental et laisser agir l’intuition. Ensuite, avec des objectifs clairs, une vision, un plan et une cible définis, vos doigts sur le clavier feront le reste.

Dans tous les cas, quand votre livre sera fini, il y aura un avant… et un après.